19/01/2006

L'uguaglianza delle opportunità

Jacques Garello ha scritto su "Libres" un bellissimo editoriale in cui affronta il problema dell' "égalité des chances" : Lo riporto qui quasi per intero perché mi sembra di una chiarezza esemplare. E' un po' lungo e in francese, ma merita di consacrarvi qualche minuto: "L’égalité des chances est une expression si ambiguë qu’elle peut  mener au meilleur ou au pire. Je vous propose de mettre un peu d’ordre dans ce concept-clé de la pensée unique. L’égalité la plus fondamentale entre les hommes est sans doute liée au fait qu’ils sont des êtres humains, et que par nature ils ont une dignité et une vocation que ne possède aucune autre espèce. Les croyants professent qu’il en est ainsi parce que l’homme a été créé à l’image de Dieu, les autres pensent au moins que quelque chose sépare l’homme de l’animal – même si les darwinistes font de l’homme un animal supérieur. L’égalité en dignité interdit ce qui dénature l’être humain, et accompagne son épanouissement personnel. Cette égalité fondamentale et personnelle prend corps avec l’égalité des droits. Ce qui sépare une société barbare d’une société civilisée, c’est que des règles sociales sont établies et respectées pour garantir les droits individuels qui permettent à l’homme de vivre dignement. Dans le Décalogue, dans la tradition libérale, et dans les premières déclarations des droits, ces droits universels sont le droit à la vie, à la liberté, à la propriété. L’égalité des droits donne à chacun la chance de mener sa vie en toute dignité, parce que nul ne peut attenter à sa vie, nul ne peut le réduire en esclavage, nul ne peut lui voler le fruit de sa propre création. Les choses se compliquent quand, au XXème siècle, les droits individuels se gonflent des droits sociaux. Voilà maintenant que la dignité de l’être humain exigerait certaines conditions de vie, et que la société devrait veiller à les assurer. Alors que jusqu’à présent la dignité consistait à être libre d’agir sans craindre ni pour soi ni pour ses biens, voici qu’on présente de nouvelles exigences : qui pourrait vivre dignement sans éducation, sans travail, sans logement, sans soin, sans culture ? La société se devrait d’apporter cet environnement indispensable à l’épanouissement de l’être humain. Ce faisant on a oublié trois évidences. La première c’est que ces choses merveilleuses peuvent être obtenues par l’action humaine elle-même, chacun pouvant se sentir désireux et responsable de son éducation, de son travail, etc. Il y a une différence de nature entre les « droits de » (où l’individu reste maître de son action) et les « droits à » (où l’individu attend tout de la société). La deuxième évidence c’est que la « société » est une vague entité, qui va en fait s’incarner dans le pouvoir politique, dans l’Etat, de sorte que l’on débouche sur l’Etat Providence. La troisième évidence  c’est que les individus ont du mal à conserver leurs droits individuels face à un pouvoir politique qui doit leur prodiguer des droits sociaux. Les droits sociaux finissent par tuer les droits individuels, au lieu de les compléter. Marx distinguait liberté formelle et liberté réelle. Mais les régimes marxistes ont tué toute liberté au prétexte de garantir la liberté réelle. De fil en aiguille, on en est finalement venu à l’égalité des conditions, à l’égalité des résultats, quelles que soient les actions individuelles, quels que soient les mérites ou les vices de chacun. La chance porte un nom nouveau : l’Etat Providence. L’égalité des chances, c’est l’égalité devant les bienfaits de la société. Dans cette logique, l’échec n’est pas admissible, l’inégalité est scandaleuse. Aujourd’hui l’égalité des chances est une forme d’envie (avoir tout ce qu’ont les autres), une forme d’incurie (avoir tout sans rien devoir à personne, faire n’importe quoi), une forme de folie vengeresse (« les ratés ne vous rateront pas », disait Céline). Le droit à l’éducation se transforme en échec scolaire : point besoin d’aller à l’école pour vivre. Le droit au travail ouvre droit aux indemnités de chômage. Le droit au logement justifie la dégradation des HLM et la destruction des demeures particulières. Le droit à la santé dispense de toute discipline de vie. Où est la nouvelle dignité apportée par cette égalité des chances ? Comment la liberté peut-elle exister sans responsabilité ?"

Commenti

Capisco il ragionamento di Garello. per semplificare, spesso si dice (io per primo) che conta l'eguaglianza dei punti di partenza, e non quella dei punti d'arrivo, così cara alla sinistra. Eppure, c'è effettivamente da meditare sui rischi che un eccesso di affirmative action porti a nuove forme di costruttivismo...

Scritto da : Phastidio | 19/01/2006

Ifatti io sono contrario alle affirmative action. Esse non godono nemmeno dell'appoggio di Garello. L'uguaglianza di partenza è balla. Non solo è impossibile, ma se la si volesse realizzarla dovrebbe inevitabilmente calpestare i diritti individuali.

Scritto da : Pinocchio | 19/01/2006

Mi pare di poter dire che siamo in questa situazione. Viviamo in una società dove c'è libertà senza responsabilità, cioè senza doveri. Ne deriva purtroppo che la nostra società non è autenticamente libera.

Scritto da : Lino | 19/01/2006

Debbo dire che, nell'attuale contesto storico, e visti i risultati degli ultimi tre o quattro decenni, debbo giungere alla conclusione che l'affirmative action ha prodotto più distorsioni di quante ne abbia risolte. D'accordissimo con Lino: manca il principio di responsabilità individuale, il cardine di una società realmente libera.

Scritto da : Phastidio | 19/01/2006

Le affirmative action sono un po' come il pubblico impiego: una finta soluzione politica ad un vero problema politico.

Non sarebbe meglio eliminare i salari minimi, desclerotizzare il mercato del lavoro, puntare più sugli investimenti (invece di punirli), per integrare gli "emarginati"? Sì, ma poi cosa rimarrebbe da fare ai politici? Giocare a tressette?

Meglio creare disoccupazione, rivolte nelle banlieu e poter elargire favori politici, se il risultato è più potere, no?

P.S. Non so dove ho letto che gli immigrati in Francia vengono "discriminati" perchè licenziare è così difficile che gli imprenditori preferiscono andare sul sicuro. Mi sembra proprio da Phastidio, boh. O era l'IBL? Sto invecchiando.

TANSTAAGG

Scritto da : Libertarian | 19/01/2006

I commenti sono chiusi